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AliExpress lance ses soldes du 11.11 et du Black Friday avec des prix imbattables, des offres exclusives pour les Petites et moyennes entreprises (PME) et des solutions localisées

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Black Friday

AliExpress ne se contente plus de faire la course aux réductions pour le 11.11 et le Black Friday. La plateforme du groupe Alibaba teste en Afrique une stratégie plus ambitieuse: transformer ces opérations commerciales en levier concret pour les consommateurs et surtout pour les PME africaines qui veulent jouer à fond la carte du commerce en ligne, sans se heurter aux vieux blocages de paiements, de devises ou de logistique.

Entre le 11 novembre et le 3 décembre, AliExpress déroule sa grande campagne 11.11 et Black Friday avec des remises pouvant atteindre 80 % sur une large gamme de produits: électronique grand public, smartphones, décoration, beauté, mode. Rien de nouveau, en apparence. Ce qui change, ce sont les couches techniques ajoutées autour de ces promos: paiements en monnaie locale, options de vente en gros et outils dédiés aux PME qui veulent tester des produits, ajuster leurs stocks et vendre plus intelligemment.

Depuis Hangzhou, Bonnie Zhao, directrice générale d’AliExpress Africa, résume l’enjeu: « L’Afrique combine une demande forte des consommateurs et une énergie entrepreneuriale impressionnante. » Elle insiste sur le fait que ces soldes ne ciblent pas seulement les familles à la recherche de produits abordables, mais aussi « les petites entreprises qui s’approvisionnent dans le monde entier pour servir leurs communautés locales ». La promesse est claire: sécuriser les paiements, simplifier l’approvisionnement, fluidifier l’expérience. L’objectif est de coincer le moins possible les utilisateurs entre contraintes bancaires, conversion de devises et délais de livraison interminables.

Sur la partie B2C, AliExpress pousse une logique simple: rendre le shopping transfrontalier aussi familier que l’achat dans une boutique de quartier. Les consommateurs en Algérie, Égypte, Éthiopie, Kenya, Maroc, Nigeria, Tanzanie, Afrique du Sud et Ghana peuvent régler directement en devise locale grâce à l’intégration avec des plateformes de paiement électronique locales. Fini, en théorie, les calculs de conversion et les mauvaises surprises sur les frais bancaires. Cette approche vise autant les clients bancarisés que ceux qui passent par des solutions de paiement alternatives, en rendant la transaction en ligne plus accessible.

La logistique suit la même logique de resserrement des délais. AliExpress annonce des livraisons en dix jours sur certains articles pour des pays comme l’Algérie, l’Afrique du Sud, le Ghana, le Nigeria ou le Kenya. Pour le reste, le service Choice garantit une livraison porte-à-porte en vingt jours. Ce n’est pas encore l’ultra-rapide de certains marchés asiatiques, mais la barre se relève clairement par rapport à ce que de nombreux acheteurs africains ont connu ces dernières années. Pour encourager les nouveaux utilisateurs, la plateforme ajoute des livraisons gratuites et des rabais de bienvenue sur des produits éligibles, histoire de lever les derniers freins chez celles et ceux qui hésitent encore à passer leur première commande.

Le vrai message stratégique, pourtant, se joue du côté des PME. AliExpress met en avant un chiffre: plus de 50 millions de petites et moyennes entreprises soutiennent les économies africaines. C’est ce public-là que vise la plateforme AliExpress Business, en supprimant par exemple les quantités minimales de commande. Un commerçant peut commander un petit lot de produits électroniques, de textiles ou d’accessoires automobiles, tester la réaction du marché, puis ajuster. Moins de capital immobilisé dans un stock incertain, moins de risque si le produit ne prend pas.

La plateforme ajoute une couche d’outils d’IA: analyse des tendances de la demande, prévisions sur les produits porteurs, contenus marketing localisés. L’idée est d’aider les PME à choisir ce qu’elles proposent, au lieu d’acheter à l’aveugle ce qui leur semble « à la mode ». Dans un contexte où chaque erreur de stock pèse sur la trésorerie, disposer de signaux de marché mieux structurés peut faire la différence entre une micro-entreprise qui stagne et une qui commence à scaler.

AliExpress ne se contente pas d’affiner la relation fournisseur–revendeur. La plateforme s’aligne aussi sur la montée en puissance du commerce social en Afrique. L’interface One-Shop permet à un entrepreneur de partager facilement ses catalogues produits directement dans des conversations WhatsApp, ou via ses comptes Instagram et Facebook. On reste dans les mêmes habitudes d’usage des clients finaux, mais avec derrière une logistique globale et un back-office e-commerce structuré. Pour un revendeur informel qui opère via son statut WhatsApp Business ou sa page Facebook, c’est un raccourci intéressant vers un modèle plus outillé, sans forcément bâtir son propre site.

Dans ce contexte, les propos de Bonnie Zhao prennent une autre dimension: « Les entrepreneurs de ce continent ne se contentent pas de réaliser des achats: ils construisent des entreprises, des communautés et des avenirs solides. » AliExpress positionne ses outils comme des réponses aux nœuds habituels du commerce transfrontalier: fragmentation logistique, systèmes de paiement dispersés, accès limité à l’information. « AliExpress fait du commerce mondial une possibilité, même pour les plus petites entreprises », insiste Zhao. Le message se veut très politique au sens business du terme: la plateforme n’est pas seulement une place de marché, mais un réseau d’accès aux chaînes d’approvisionnement mondiales.

En arrière-plan, AliExpress ajuste aussi son ancrage institutionnel. La plateforme met en avant des partenariats gouvernementaux, financiers et logistiques pour sécuriser sa présence sur le continent et contribuer à structurer les cadres du commerce numérique. Ce travail sur l’infrastructure – qu’il s’agisse de paiements ou de livraison – reste assez peu visible pour le grand public, mais il conditionne la fiabilité perçue par les utilisateurs finaux. Une plateforme qui livre dans les temps et encaisse dans la monnaie du client inspire davantage confiance qu’un site qui laisse chacun gérer les tracas bancaires ou les colis perdus entre deux hubs.

Concrètement, consommateurs et entrepreneurs peuvent accéder aux soldes du 11.11 et du Black Friday via l’application AliExpress ou le site web AliExpress.com. Les PME qui veulent aller plus loin peuvent basculer sur AliExpress Business via InBusiness.AliExpress.com, où elles trouveront des prix en vrac, des recommandations basées sur l’IA et des outils pour structurer leur activité de revendeur. Pour certaines, ce sera une simple opportunité de faire le plein de produits à bas prix. Pour d’autres, ce peut être un pas décisif vers un commerce transfrontalier mieux organisé, plus data-driven et un peu moins soumis au hasard.

Hilaria KOSI.

Agritech, climate tech, énergie : le programme Yasika cherche ses startups au Congo

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Yasika

Les portes de Yasika – L’innovation prend racine au Congo viennent de s’ouvrir aux entrepreneurs et aspirants entrepreneurs de la République du Congo. Porté par Joule, l’école d’entrepreneuriat de Eni, l’appel cible celles et ceux qui veulent transformer une idée en activité solide, ou faire changer d’échelle une jeune entreprise déjà lancée dans la tech et la transition écologique.

Le programme ne se contente pas de promettre de la « formation » au sens vague. Les lauréats accèdent à un accompagnement structuré sur six mois, combinant parcours de formation entrepreneuriale, incubation, mentorat et exposition à des technologies numériques avancées. L’objectif est clair : faire émerger des projets capables de tenir dans la durée, sur des marchés exigeants, en s’appuyant sur un réseau d’experts et de partenaires internationaux.

Concrètement, deux voies sont proposées. La première s’adresse aux étudiants et aux aspirants entrepreneurs qui souhaitent enfin donner une forme concrète à leurs projets. Ils entrent dans un parcours de perfectionnement entrepreneurial qui les aide à clarifier leur proposition de valeur, tester leurs hypothèses et structurer un modèle d’affaires crédible. La seconde vise les entreprises et startups déjà constituées, actives dans l’agritech, le climate tech, l’énergie ou l’économie verte. Ce parcours d’incubation travaille sur le raffinement du projet, la stratégie de croissance et la capacité à attirer partenaires et financements.

Yasika repose sur un montage partenarial solide : Eni Joule pilote le dispositif avec Cariplo Factory et Seedstars, et s’appuie sur le soutien de Fondation AVSI et BeEntrepreneurs Aps. Pour les entrepreneurs congolais, cela signifie un accès direct à des méthodes et réseaux utilisés dans d’autres hubs d’innovation, mais adaptés au contexte local.

Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 15 janvier 2026. Le règlement et le formulaire de candidature sont disponibles en ligne à l’adresse suivante : https://www.eni.com/joule/en-IT/media/2025/10/yasika-innovation-prend-racine-au-congo.html.

Pour celles et ceux qui veulent d’abord comprendre finement le dispositif, une séance d’information en ligne est prévue le 17 décembre à 17h00 (Teams). L’inscription se fait via Eventbrite : https://www.eventbrite.it/e/yasika-linnovation-prend-racine-au-congo-seance-dinformation-en-ligne-tickets-1976444434508?aff=oddtdtcreator.

À ce stade, la balle est clairement côté entrepreneurs : soit on laisse passer l’opportunité, soit on teste la solidité de son projet face à un jury qui attend du sérieux, pas des slogans.

Hilaria KOSI.

Wave Bank Africa : la licorne du mobile money se transforme en banque à 20 milliards FCFA

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Wave Bank Africa

Wave n’est plus seulement cette fintech ouest-africaine qui a cassé les codes du mobile money avec ses transferts à 1 % et ses retraits gratuits. En créant Wave Bank Africa S.A., immatriculée à Abidjan le 22 août 2025 avec un capital de 20 milliards de francs CFA (environ 35 millions $), l’entreprise change de dimension : elle devient une banque à part entière en Côte d’Ivoire, avec le droit de collecter des dépôts, d’autoriser des retraits et surtout d’accorder du crédit.

Derrière ce virage, il y a moins un coup de tête qu’un repositionnement sous contrainte. D’un côté, les grands opérateurs télécoms durcissent la compétition sur le mobile money. De l’autre, la BCEAO redessine les règles du jeu avec sa plate-forme régionale de paiement instantané. Wave n’ayant pas été retenue parmi les 31 entités admises à cette nouvelle infrastructure, la marge de manœuvre se réduisait. En obtenant un statut bancaire, la société contourne cette barrière d’accès et se recale au cœur du système.

Ce changement de statut n’est pas qu’administratif. Il ouvre un espace que Wave n’exploitait pas directement : le crédit et l’épargne rémunérée. Le modèle d’origine, basé sur des transactions à bas prix et des retraits gratuits, subit désormais une forte pression tarifaire. En devenant banque, Wave peut bâtir des produits à plus forte valeur ajoutée – prêts, comptes d’épargne, offres packagées – et diversifier ses sources de revenus au-delà des seuls flux de paiement.

La gouvernance de la nouvelle structure a déjà son duo de référence. Mme Coura Carine Tine prend la présidence du conseil d’administration, tandis que M. Bamba Abdoulaye Katier devient directeur général de Wave Côte d’Ivoire. Un tandem qui devra convaincre les régulateurs, rassurer les investisseurs et prouver au marché que l’entreprise sait passer du réflexe start-up à la discipline bancaire, avec tout ce que cela implique en matière de conformité, de gestion du risque et de solidité en capital.

Le timing, lui, en dit long sur la stratégie. L’immatriculation de Wave Bank Africa S.A. le 22 août intervient juste avant la date limite du 1ᵉʳ septembre fixée par la BCEAO pour les licences d’établissement de paiement. En se positionnant rapidement comme banque, Wave choisit d’anticiper plutôt que subir : changer de catégorie pour rester connectée aux infrastructures de paiement centrales et sécuriser un modèle plus durable.

Au-delà du cas Wave, c’est toute la finance digitale en Afrique francophone qui se renforce. La logique du simple « portefeuille mobile » laisse la place à des institutions capables d’absorber des fonctions bancaires complètes. La question n’est plus de savoir si une fintech peut survivre face aux banques traditionnelles, mais comment ces anciennes et nouvelles structures vont coexister, se concurrencer ou s’imbriquer dans un cadre réglementaire de plus en plus exigeant.

La prochaine étape se jouera sur le terrain : capacité de Wave à convertir ses millions d’utilisateurs en clients bancaires, à rester simple dans l’expérience tout en respectant les standards de supervision, et à garder son avance face aux entrants qui, eux aussi, lorgnent ce segment.

Hilaria KOSI.

Yango, Heetch, KAI ñu dem : quand les plateformes de VTC forcent le rajeunissement du parc automobile sénégalais

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VTC en afrique

À Dakar, derrière l’icône discrète d’une application de VTC sur un smartphone, c’est une partie entière de l’économie urbaine qui se réorganise. À chaque course, des chauffeurs, des opérateurs de flotte, des concessionnaires et des garagistes participent, parfois sans le formuler ainsi, à un chantier bien plus vaste : le renouvellement du parc automobile et la refonte des usages de mobilité au Sénégal. Dans une capitale où la circulation reste à la fois vitale pour l’activité et épuisante pour les nerfs, les plateformes de VTC se sont imposées comme un véritable outil de modernisation du transport individuel.

Pendant longtemps, le quotidien de la mobilité à Dakar s’est appuyé sur les taxis classiques et les véhicules d’occasion importés, souvent en fin de parcours. L’arrivée de plateformes comme Yango, Heetch ou KAI ñu dem a bousculé cet équilibre. Réserver une course sur une application, ce n’est plus seulement une question de confort ou de praticité. Ces services ont installé un nouveau standard : des trajets plus fiables, une meilleure perception de la sécurité, une tarification plus transparente, une qualité de service surveillée par les avis des clients. Et ce changement ne se joue pas uniquement dans l’application ou dans l’habitacle. Il touche le cœur du système : les voitures mises sur la route.

Les chiffres du CETUD (Conseil exécutif des transports urbains durables, étude 2021) rappellent la réalité de départ. L’âge moyen des véhicules particuliers et des poids lourds au Sénégal tourne autour de 20 ans. Pour les autocars et minibus, on grimpe à 28 ans. Autrement dit, des dizaines de milliers de véhicules roulent bien au-delà de ce que recommandent les standards de sécurité et de performance. C’est dans ce contexte que les plateformes de VTC introduisent, en quelques années, des centaines de voitures récentes dans la capitale : des modèles plus économes en carburant, mieux conçus pour la sécurité des passagers, plus confortables pour les trajets quotidiens. Le contraste, sur les routes de Dakar, se voit immédiatement.

En 2025, Yango estime qu’environ 300 véhicules neufs ont été mis en circulation à Dakar grâce aux investissements de ses opérateurs de flotte partenaires. Parmi eux, des modèles récents comme les Seniran, Kaiyi E5 ou Suzuki Celerio. Ces véhicules ne sortent pas d’un vieux parc européen en fin de vie, ils arrivent directement pour travailler dans un cadre plus structuré. Ils remplacent progressivement des voitures usées, coûteuses en entretien et peu adaptées aux exigences actuelles des usagers. Et le mouvement s’accélère : d’ici la fin de l’année 2025, près de 300 véhicules supplémentaires doivent rejoindre la flotte des VTC. On n’est plus face à une expérimentation, mais à une dynamique installée.

Ce basculement se lit très concrètement dans le quotidien des chauffeurs. Ibrahima, chauffeur partenaire à Dakar, résume ce changement de cap. « Avant, je conduisais une voiture de plus de dix ans, et les pannes étaient fréquentes », explique-t-il. « Aujourd’hui, avec un véhicule neuf obtenu via un opérateur de flotte, je passe plus de temps à travailler qu’au garage. Les clients le ressentent aussi : les trajets sont plus confortables et plus fiables. » En quelques phrases, tout est là : la sécurité, la satisfaction des passagers et la rentabilité du métier. Moins de pannes, c’est plus d’heures de travail effectif. Plus de confort, c’est plus de fidélité client et de meilleures notes sur les plateformes.

Ce renouvellement commence à infuser toute la chaîne de valeur. Des voitures plus récentes signifient des visites au garage mieux planifiées, moins de réparations d’urgence, une consommation de carburant réduite et une empreinte environnementale abaissée par rapport aux véhicules usés qui consomment davantage. Les passagers, eux, perçoivent une amélioration de la qualité du service : voitures plus propres, climatisation qui fonctionne, ceintures en état, suspensions moins fatiguées. Cette montée en gamme renforce la confiance entre chauffeurs et passagers et installe une forme de professionnalisation dans un secteur longtemps dominé par l’informel.

Ce qui se joue à Dakar fait écho à d’autres mouvements dans la sous-région. Yango Group a lancé Yango Motors en Côte d’Ivoire, une nouvelle division dédiée à l’accès à des véhicules modernes, abordables et adaptés aux usages locaux. L’idée ne se limite pas à vendre des voitures estampillées Yango. Le projet vise à construire un écosystème intégré : financement, maintenance, formation et suivi professionnel. Des discussions sont évoquées avec des institutions locales pour proposer des crédits plus souples, un service après-vente organisé et un meilleur accès aux pièces détachées. Dans cette logique, la transition vers des véhicules hybrides ou électriques ne se fera pas du jour au lendemain, mais les fondations techniques et financières commencent à se poser.

Pour le Sénégal, ce type de dispositif ouvre plusieurs fronts économiques à la fois. Il y a d’abord les emplois directs liés à la conduite, à la gestion de flotte, à l’entretien des véhicules, à la vente de pièces. À côté, les emplois indirects se multiplient : assurances, services financiers, outils numériques de gestion, formation des chauffeurs. Le marché automobile local se trouve également stimulé, avec une demande plus orientée vers des modèles récents et adaptés à un usage intensif urbain. Sur les routes, des véhicules en meilleur état réduisent le risque de panne en pleine circulation, améliorent le contrôle des trajets et, à terme, contribuent à une meilleure sécurité routière.

La dimension environnementale entre aussi en jeu. Des voitures plus récentes, mieux calibrées en termes de consommation, émettent moins de polluants pour un même kilométrage. La contribution à une mobilité urbaine durable reste graduelle, mais réelle : chaque véhicule moderne qui remplace une vieille voiture importée en fin de parcours limite un peu plus l’impact environnemental global du transport urbain.

À l’échelle des politiques publiques, cette évolution s’aligne sur les ambitions affichées par l’État sénégalais en matière de transport et de sécurité routière. La modernisation des transports est présentée comme un levier de croissance et de stabilité, et la digitalisation des services de mobilité va dans ce sens. Les plateformes de VTC s’appuient sur la géolocalisation, des systèmes de paiement dématérialisés, des outils de suivi des trajets et un parc de véhicules plus récents. Elles apportent ainsi une réponse très opérationnelle aux objectifs officiels : moins d’accidents liés à des véhicules défectueux, une circulation mieux organisée, une réduction du coût social des pannes et des incidents sur la route.

Au final, l’essor des services de VTC au Sénégal dépasse largement l’effet de mode technologique. Il s’agit d’une réorganisation structurelle de la mobilité dans la capitale. En connectant les conducteurs à des véhicules neufs grâce aux opérateurs de flotte, en associant financement, maintenance et accompagnement professionnel, en tirant parti des outils numériques pour suivre la qualité de service, ces plateformes contribuent à installer un modèle de transport plus efficace, plus professionnel et plus inclusif. Chaque course réservée via une application devient un maillon de cette transformation silencieuse, mais bien réelle, de la mobilité urbaine sénégalaise.

Hilaria KOSI.

SONAL SA connectée au Switch Monétique National : la BCC met les jeux de hasard à l’ère des paiements tracés

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mob-payment

Kinshasa a servi de point de ralliement ce mardi 25 novembre 2025 pour un dossier très concret : brancher officiellement SONAL SA sur le Switch Monétique National et verrouiller, par la même occasion, les flux financiers liés aux jeux de loterie. Autour de la table, le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo (BCC), André Wameso, a réuni la Primature, le Ministère de l’Économie Numérique, la CENAREF, le Conseil National de Sécurité et plusieurs partenaires techniques. Pas pour une réunion protocolaire de plus, mais pour vérifier, point par point, où en sont les engagements prévus dans la convention-cadre entre la BCC et la Société Nationale des Loteries.

Au cœur des échanges, un objectif précis : l’intégration de SONAL SA et des opérateurs agréés au Switch Monétique National (SMN), cette infrastructure qui sert de colonne vertébrale aux paiements électroniques en République démocratique du Congo. L’idée est simple à formuler, plus exigeante à exécuter : faire passer les opérations liées aux loteries et aux jeux de hasard par des canaux électroniques formels, interconnectés et contrôlables, plutôt que de laisser prospérer des circuits opaques, difficilement traçables. Le SMN devient alors le passage obligé entre banques, opérateurs de téléphonie mobile et institutions financières qui gèrent ces flux.

Le Gouverneur André Wameso a rappelé la ligne directrice de la BCC : « La priorité, c’est la traçabilité et la transparence des flux financiers, en s’assurant que l’argent circule dans des circuits conformes aux règles. » Concrètement, le Switch Monétique National permet de relier les plateformes de paiement, de sécuriser les échanges en temps réel et de donner au régulateur une vision consolidée des mouvements de fonds. Pour un secteur comme celui des jeux, longtemps considéré comme une zone à risque, cette interconnexion change le rapport de force : les opérateurs ne peuvent plus se contenter de solutions de paiement isolées ou difficilement auditées.

Dans l’univers des jeux de hasard, la BCC et les autres institutions visent un triple résultat : s’assurer que les mises des parieurs transitent par des canaux électroniques réglementés, garantir que les gains versés passent eux aussi par ces mêmes circuits, et réduire la marge de manœuvre pour la fraude et le blanchiment. Quand les flux passent par des wallets mobiles ou des comptes bancaires intégrés au SMN, chaque transaction laisse une empreinte numérique exploitable par les autorités fiscales et les organes de contrôle. La conformité fiscale y gagne, la gouvernance du secteur aussi.

Les représentants de la Primature, du Ministère de l’Économie Numérique, de la CENAREF et du Conseil National de Sécurité ont validé la feuille de route technique présentée au cours de la réunion. Cette feuille de route fixe un délai de 12 semaines pour rendre opérationnelle l’intégration numérique de SONAL SA et des opérateurs concernés dans le Switch Monétique National. Ce calendrier s’accompagne d’un accompagnement technique permanent, ce qui signifie que les équipes des différents acteurs devront collaborer en continu pour aligner les systèmes, tester les interfaces et sécuriser les échanges.

Cette intégration s’inscrit dans une dynamique plus large : la stratégie nationale d’inclusion financière pilotée par la BCC et le Ministère de l’Économie Numérique. Derrière ce jargon institutionnel, un chantier très concret : généraliser les paiements dématérialisés, renforcer la cybersécurité des transactions et pousser l’usage de solutions digitales dans des secteurs où le cash règne encore. Inclure les loteries et autres services réglementés dans cet écosystème ne relève pas de l’anecdote, c’est un signal adressé à tous les segments d’activité qui manipulent des volumes importants de liquidités.

En branchant SONAL SA sur le SMN, la BCC cherche à resserrer les mailles du filet autour des flux financiers sensibles tout en montrant la voie aux autres opérateurs encore à la marge du système. Le message envoyé au marché est clair : les outils existent pour encadrer les paiements électroniques, il reste aux acteurs de s’y arrimer sérieusement. Pour le secteur financier congolais, cette connexion n’est pas un simple ajustement technique, mais une étape qui renforce la cohérence de l’architecture des paiements et crédibilise la transition vers des services plus numériques, plus surveillés, plus fiables.

Hilaria KOSI.

La digitalisation des entreprises publiques de la RDC : un levier incontournable pour la modernisation du portefeuille de l’État

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Par Dieudonné TSHIBANGU TB, Président du cabinet de conseil COFITECH Corporate.

Au cœur des mutations économiques mondiales, la République Démocratique du Congo (RDC) se trouve face à un défi majeur : transformer en profondeur son portefeuille d’entreprises publiques pour le rendre plus performant, plus transparent et mieux adapté aux exigences de la compétitivité internationale. Dans ce contexte, la digitalisation apparaît comme un catalyseur stratégique pour impulser une nouvelle dynamique de gouvernance, de rentabilité et de création de valeur au bénéfice de l’État et des citoyens.

1. Un portefeuille stratégique au cœur de l’économie nationale

Les entreprises publiques de la RDC représentent un pilier essentiel de l’économie nationale. Présentes dans des secteurs vitaux tels que l’énergie, les mines, les transports, les télécommunications ou encore les finances, elles jouent un rôle de premier plan dans la fourniture des biens et services stratégiques. Cependant, ces entreprises font face à de multiples défis :

  • Gouvernance parfois obsolète et peu performante ;
  • Procédures administratives lourdes et coûteuses ;
  • Manque de transparence dans la gestion des ressources ;
  • Faible adaptation aux standards internationaux ;
  • Insuffisante culture de l’innovation et du numérique.

Ces obstacles freinent non seulement la compétitivité de ces entités, mais également leur capacité à contribuer pleinement à la croissance économique et au développement durable de la RDC.

#2. La digitalisation, un levier de modernisation incontournable

La digitalisation consiste à intégrer les technologies numériques dans l’ensemble des processus opérationnels, de gestion et de gouvernance des entreprises publiques. Elle permet :

  • La transparence et la traçabilité : grâce aux solutions numériques (ERP, big data, blockchain), les flux financiers et opérationnels deviennent plus clairs et plus accessibles.
  • L’efficacité opérationnelle : l’automatisation des procédures réduit les délais, les coûts et les erreurs humaines.
  • La productivité et l’innovation : les outils digitaux offrent de nouvelles opportunités de création de valeur (services en ligne, gestion intelligente des ressources, plateformes de paiement digital, etc.).
  • La gouvernance renforcée : les tableaux de bord numériques facilitent le suivi des performances et la prise de décision en temps réel.
  • L’inclusion et l’accessibilité : les services publics digitalisés atteignent plus facilement les citoyens et les entreprises, y compris dans les zones reculées.

#3. Une opportunité de transformation pour l’État actionnaire

Pour l’État congolais, qui détient un portefeuille diversifié d’entreprises publiques, la digitalisation constitue une occasion unique d’améliorer la gouvernance et de maximiser les revenus. Elle favorise :

  • La lutte contre la corruption et les fuites de recettes ;
  • La fiabilisation des données économiques et financières ;
  • La maîtrise des coûts de fonctionnement ;
  • L’augmentation de la valeur patrimoniale du portefeuille ;
  • La mise en conformité avec les exigences des investisseurs et partenaires internationaux.

Ainsi, la digitalisation s’inscrit comme un axe majeur de modernisation, en cohérence avec les ambitions de la RDC de diversifier son économie et d’accroître la souveraineté de l’État sur ses ressources.

#4. Les conditions de réussite de la transformation digitale

La réussite de la digitalisation des entreprises publiques repose sur plusieurs leviers stratégiques :

  1. Une vision politique claire et volontariste : l’État doit affirmer son engagement en faveur du numérique comme outil de réforme structurelle.
  2. Un cadre réglementaire adapté : moderniser la législation afin d’encadrer les innovations digitales (cybersécurité, données personnelles, transactions électroniques).
  3. Le renforcement des capacités humaines: investir dans la formation et le développement des compétences digitales des agents et cadres.
  4. Des partenariats stratégiques public-privé : mobiliser l’expertise des acteurs du secteur privé, notamment les cabinets spécialisés comme COFITECH Corporate, pour accompagner la conception et la mise en œuvre des solutions digitales adaptées.
  5. Une gouvernance axée sur les résultats : instaurer des indicateurs de performance clairs et un suivi rigoureux des projets de digitalisation.

#5. Le rôle de COFITECH Corporate dans l’accompagnement des réformes

Fort de son expertise dans le conseil stratégique, la transformation digitale et la modernisation institutionnelle, COFITECH Corporate se positionne comme un partenaire de référence pour accompagner les entreprises publiques de la RDC dans leur mutation digitale. Le cabinet propose :

  • Des audits numériques pour identifier les faiblesses et les opportunités de digitalisation ;
  • La conception et le déploiement de solutions sur mesure (systèmes de gestion intégrés, plateformes de services en ligne, cybersécurité) ;
  • Le renforcement des capacités des ressources humaines ;
  • L’assistance à la gouvernance digitale et au pilotage des performances ;
  • La mise en place de stratégies de transformation alignées sur les objectifs de l’État et les standards internationaux.

La digitalisation n’est plus une option pour les entreprises publiques de la RDC : elle est une nécessité stratégique. Elle constitue le socle sur lequel repose la modernisation du portefeuille de l’État, gage d’une meilleure gouvernance, d’une compétitivité renforcée et d’un développement inclusif. Avec l’accompagnement d’acteurs spécialisés comme COFITECH Corporate, la RDC dispose de leviers puissants pour transformer ses entreprises publiques en véritables moteurs de croissance et de souveraineté économique.

Message de Félicitations – Nomination de Son Excellence Monsieur Augustin KIBASSA MALIBA.

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Le cabinet COFITECH Corporate tient à exprimer ses vives et respectueuses félicitations à Son Excellence Monsieur Augustin KIBASSA MALIBA, nommé au poste de Ministre de l’Économie Numérique, par Son Excellence Monsieur le Président de la République, Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO.

Cette nomination vient couronner un parcours remarquable, empreint de rigueur, de vision et d’engagement au service du développement numérique de notre pays. Elle témoigne de la confiance placée en votre leadership et de votre capacité à impulser une transformation digitale inclusive et durable.

Nous sommes convaincus que sous votre impulsion, le secteur de l’économie numérique connaîtra un essor stratégique, porteur d’innovation, de compétitivité et de création d’emplois pour la jeunesse congolaise.

Le cabinet COFITECH Corporate vous renouvelle son entière disponibilité à accompagner les initiatives du ministère, et vous souhaite plein succès dans l’accomplissement de cette noble mission.

Veuillez recevoir, Excellence Monsieur le Ministre, l’expression de notre haute considération.

Dieudonné TSHIBANGU TB.
Président du cabinet de conseil COFITECH Corporate SAS.

Lancement d’une application mobile pour signaler les abus des consommateurs en RDC

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mukoko samba

Le gouvernement s’engage résolument dans l’accélération de la digitalisation des services publics, avec pour priorité la défense active des droits des consommateurs. Daniel Mukoko Samba, Vice-premier ministre en charge de l’Économie nationale, a convié ce jeudi l’ensemble des autorités de régulation et les représentants des associations de consommateurs à une séance de travail axée sur le lancement d’une application mobile dédiée aux réclamations et aux alertes citoyennes.

D’après une communication officielle du ministère, cette plateforme numérique offrira à chaque usager la possibilité de signaler immédiatement tout abus, de suivre l’avancement de ses plaintes en temps réel et d’interagir directement avec les instances compétentes.

Ce nouvel outil ambitionne de réduire la distance entre l’État et la population tout en instaurant une transparence accrue dans les échanges économiques et administratifs.

« Il devient indispensable de démocratiser les mécanismes de gestion des plaintes et des alertes afin que chaque consommateur puisse faire valoir ses droits dans les meilleures conditions », a affirmé Daniel Mukoko Samba, insistant sur l’urgence d’actualiser les voies de communication entre les citoyens et l’administration.

L’annonce a suscité une réaction favorable parmi les acteurs de la société civile. Jeff Tshipamba, président de l’Union des consommateurs du Congo (UDECOM), a exprimé son enthousiasme tout en appelant à la vigilance : « La prise en compte réelle de la voix des consommateurs était attendue depuis longtemps. Nous exhortons néanmoins à assurer un suivi effectif de cette solution numérique afin qu’elle ne se limite pas à une simple déclaration d’intention. »

Cette démarche s’inscrit dans le plan global de modernisation des services publics en RDC et vise, à travers l’usage du numérique, à restaurer la confiance entre les usagers et les fournisseurs, tout en établissant les fondations d’une gouvernance connectée, responsable et ouverte à tous.

Hilaria KOSI

La RDC numérise les diplômes d’État : une solution blockchain contre la fraude en 2025

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Raïssa Malu

Lancement de la session 2025 de l’Examen d’État, ce lundi matin au Collège Don Bosco de Masina, à l’Est de Kinshasa. Plus d’un million de candidats répartis sur tout le territoire congolais et dans treize centres à l’étranger entament une étape décisive de leur parcours scolaire, sous le regard attentif de la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu.

Pour la première fois dans l’histoire du pays, chaque diplôme d’État obtenu sera désormais accessible sur www.diplome.cd, une innovation portée par la technologie blockchain. Cette avancée technologique garantit l’authenticité de chaque titre, rendant toute falsification impossible. Un QR code sécurisé accompagnera chaque diplôme, offrant aux universités, aux ambassades, aux employeurs et aux titulaires eux-mêmes une vérification instantanée et fiable. Selon la ministre, ce dispositif ambitionne d’endiguer la fraude qui a longtemps miné la valeur des certifications académiques nationales.

« La fraude aux diplômes est un fléau que nous avons décidé d’éradiquer. Grâce à la plateforme E-Diplôme, chaque titre académique est désormais infalsifiable, traçable et disponible à vie. Un simple QR code ou un lien sécurisé permet aux universités, ambassades et employeurs de vérifier instantanément l’authenticité d’un diplôme, une innovation qui renforce la crédibilité de notre système éducatif à l’échelle mondiale. La RDC devient ainsi un précurseur des solutions publiques africaines utilisant la blockchain« , affirme Raïssa Malu, soulignant ainsi l’ambition du gouvernement de placer la RDC parmi les pays pionniers d’Afrique centrale dans la modernisation de la gouvernance éducative.

Ce tournant technologique s’inscrit dans une stratégie globale axée sur l’équité, l’intégrité et la crédibilité du système éducatif congolais. Face à l’ampleur du défi – plus d’un million de finalistes répartis dans 3.165 centres –, la ministre insiste sur la nécessité de repenser les fondements de l’enseignement national. Pour elle, il s’agit de refonder l’école congolaise autour des valeurs fondamentales, afin de garantir à chaque élève des chances égales et un accès équitable aux opportunités futures.

L’innovation ne s’arrête pas à la certification. Cette édition 2025 voit également la généralisation de la numérisation des inscriptions aux épreuves officielles, facilitant la gestion administrative et la traçabilité des dossiers. Autre nouveauté, l’introduction de S-Note Manager, une intelligence artificielle dédiée à l’assistance des correcteurs. Ce système automatise en partie le processus de notation, réduisant les erreurs et accélérant la publication des résultats, tout en renforçant la fiabilité des examens.

Dans son message aux élèves, Raïssa Malu a rappelé que l’Examen d’État dépasse la simple évaluation académique. « L’Examen d’État n’est pas seulement une évaluation. Il est aussi un acte civique, une épreuve de vérité. Soyez dignes de ces valeurs qui vous accompagneront tout au long de votre vie », déclare-t-elle, insistant sur l’importance de l’intégrité, de la responsabilité, de la persévérance et du respect des règles.

Dès la prochaine rentrée scolaire, une refonte des contenus pédagogiques sera amorcée, privilégiant l’approche par les situations. Ce nouveau modèle mettra l’accent sur le développement de compétences concrètes, mieux adaptées aux exigences du monde professionnel, en lieu et place d’une simple accumulation de connaissances théoriques. La session 2025 marque ainsi le début d’un processus profond de transformation du système éducatif national, visant à mieux préparer la jeunesse congolaise à relever les défis contemporains.

Hilaria KOSI

Éducation en RDC : S-Note Manager digitalise la correction des copies de l’Exetat

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S-Note Manager

Lundi 28 juillet, la ministre de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a annoncé officiellement le déploiement d’une nouvelle solution technologique nommée S-Note Manager, un dispositif basé sur l’intelligence artificielle conçu pour la correction automatisée des copies de l’Examen d’État.

Selon Raïssa Malu, cette innovation numérique d’envergure nationale sera supervisée par l’équipe de l’Inspection générale, afin de garantir une parfaite complémentarité entre l’efficacité de l’automatisation et la vigilance indispensable des inspecteurs humains.

Lors de cette annonce, elle a précisé clairement les avantages attendus de cette innovation technologique : « Cette démarche représente un gain significatif en termes de temps pour nos équipes de correction, tout en assurant une qualité homogène et une fiabilité accrue des résultats pour les élèves. » Elle a également rappelé les lourdes contraintes logistiques des années précédentes, évoquant notamment des coûts élevés et des risques importants liés au traitement traditionnel des copies.

Cette avancée technologique est en phase avec l’objectif clairement affiché du gouvernement congolais : instaurer un cadre éducatif performant, transparent, et fortement ancré dans les outils numériques contemporains.

Par ailleurs, la ministre a annoncé la création de deux nouveaux centres spécialisés dans le traitement numérique des examens : l’un à Mbuji-Mayi (Kasaï-Oriental 1), l’autre à Lubumbashi (Haut-Katanga 1). Chaque centre dispose désormais de cinq espaces distincts et spécialisés : une salle dédiée à la préparation, une salle de numérisation des documents, un espace réservé aux serveurs informatiques, une salle de contrôle qualité, ainsi qu’une zone de surveillance permanente. « Ces installations nous permettent désormais de réduire de 30 à 40 % le délai habituel pour publier les résultats », a-t-elle précisé.

Au total, cette édition 2025 compte plus de 3 165 centres d’examen répartis sur le territoire national, ainsi que 15 implantés à l’étranger, confirmant ainsi une approche inclusive en faveur des élèves situés dans les régions marquées par l’insécurité ou les conflits.

Enfin, dans la perspective de renforcer la transparence et la robustesse du système éducatif national, la ministre Malu a énuméré plusieurs autres innovations mises en place cette année : la numérisation intégrale des inscriptions, la décentralisation effective des opérations de correction, l’authentification des diplômes par la technologie blockchain, ainsi que la correction automatisée assistée par l’intelligence artificielle.

Hilaria KOSI